Les Comptes Rendus

A l’abordage de la solitude !

La dimension du désir surgit, celui de s’extraire de la solitude, celui de rencontrer l’autre même s’il peut incarner une sorte de danger lié aux expériences passées. Mais on ne connaît pas le temps de la traversée. Comment concilier ce besoin d’auto-protection avec la soif de l’ailleurs ? Et si la solitude reste une île, on a du mal  à l’imaginer, perdue au milieu de l’océan, sans le moindre naufragé, sans le moindre visiteur…

« L’homme et la femme rapprochés par le ressort de l’amour me font songer à la figure de la coque du navire lié par son amarre à la fascination du quai. Ce murmure, cette pesanteur flexible, ces morsures répétées, la proximité de l’abîme, et par-dessus tout cette sûreté temporaire, trait d’union entre fureur et accalmie. La tentation de s’effacer derrière le pullulement des mains. Tant de mots sont synonymes d’adieu, tant de visages n’ont pas d’équivalent. Pleurer longtemps solitaire mène à quelque chose. » René Char.

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